Presentation sur le stand de Safari Evasion
2 heureux chasseurs ont récoltés 2 lions magnifiques sur le territoire![]() |
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Voulant tirer un buffle savenessis et un koba je recherche sur internet une destination me permettant la chasse de ces 2 animaux tant convoités.
Je tombe alors sur plusieurs sites et plus particulièrement sur le site du campement d’Arly qui retient mon attention.
J appelle alors le dirigeant de ce camp, Yves Mougnard, et celui-ci me propose la date du 7 au 17 décembre.
Afin de me rassurer, j’appelle un ami guide ACP pour savoir si la destination est bonne et si l’époque est propice à la recherche de ces 2 animaux.
Sa réponse rapide fuse et le couperet tombe : « Ne vas surtout pas au Burkina Faso en décembre tu ne pourras pas tirer un buffle et encore moins choisir un beau spécimen. Tout cela parce que les pailles sont encore hautes à cette saison. »
Je rappelle donc Yves et celui-ci me dit que depuis de nombreuses années il chasse le buffle en décembre et que jusqu’à présent il n’y a jamais eu de problème.
Je sens alors un homme sincère et un petit quelque chose au fond de moi me dis « vas-y !» .
Décision prise et formalités accomplies auprès d’Yves, je commence à préparer mes valises
Le 6 décembre à Orly, tout va pour le mieux, les bagages et les armes sont enregistrés et je suis dans la salle d’embarquement.
En attendant le vol des doutes s’emparent de moi : y aura-t-il quelqu'un pour m’accueillir à l’aéroport du fait de mon arrivée a Ouagadougou au beau milieu de la nuit. Les buffles seront-ils au rendez vous ? L’ambiance au camp sera-t-elle sympa ? Le camp sera-t-il confortable ?
Un appel de la compagnie pour l’embarquement me sort de mes songes.
Ouagadougou 3 heures du matin : « Ca y est, j’y suis
Je passe a la douane tout va bien. Je passe la porte et la stupeur je vois tous mes bagages et carabines sur un chariot avec Saidou qui se présente et me dit qu’il m’emmène à l’hôtel afin de me rafraichir et prendre un remontant car la route sera longue pour arriver au camp.
Tout est coordonné d’une main de maitre et je sens tout de suite une organisation bien rodée.
Départ a 7h30 du matin pour le campement. Un bon 4x4 est devant l’hôtel et le chauffeur s’empresse de caser tous les bagages de deux chasseurs arrivés la veille et les miens.
La route fut sans encombre et le chauffeur des plus prudents. « Je me sens bien ».
A notre arrivée au camp, l’hôte des lieux, Yves Mougnard, nous accueille chaleureusement.
Avec un grand sourire sincère, il donne le ton : ici pas de vouvoiement, le « tu » est de rigueur et mon équipe et moi-même sommes a votre disposition.
Je découvre alors un camp très luxueux avec une grande case centrale pour les repas et juste à coté un magnifique bar style paillotte jouxtant une très belle piscine au bleu azur avec de nombreux et élégants bains de soleil.
Quand aux cases celles-ci sont équipées de climatisation doublées d un ventilateur qui renvoie l’air frais de la clim sur vous. Humm quel bonheur !!!
Je me sens déjà chez moi au bout d une heure. Au fur et à mesure, le personnel vient me saluer et me souhaite comme on dit là-bas « bonne arrivée ».
Apres un apéritif de bien venue et une douche réparatrice les choses sérieuses commencent : Yves demande a ce que nous essayons les carabines car demain matin a la première heure il faut rechercher les buffles.
Carabines bien réglées, de retour au camp j’aperçois déjà deux koba a 200 mètres. Du fait de ma réticence du départ, je sens auprès d Yves une certaine fierté naturelle de m’avoir déjà fait apercevoir des animaux si rapidement.
Le soir après le repas, les équipes sont formées. Pour ma part je serai guidé par un vieux broussard du nom de Saïba et d un non moins très sympathique et jovial chauffeur nommé Bouba et enfin d un pisteur des eaux et forets du nom de Kuna.
La nuit fut courte et dès 5 heures du matin on frappe a ma porte en fer. « Patron, il est l’heure ».
Petit déjeuner rapidement pris, nous grimpons dans le 4x4 et nous voila à la recherche du buffle.
N’étant pas a ma première expérience de grande chasse en Afrique, je regarde du coin de l’œil à qui j’ai à faire comme guide et pisteur et je remarque tout de suite que ceux-ci ont les yeux grands ouverts, écarquillés même, et tous leurs sens en éveil scrutent la brousse, ici et là, d un œil d aigle, tout en jetant un œil discret sur la piste a la découverte de trace fraiche de buffle.
Tout a coup Saïba demande au chauffeur de s’arrêter. Il a aperçu un grand koba et tente de me le montrer. J’ai du mal à le voir. Le chauffeur et le pisteur me disent : devant patron juste à côté de ce buisson et d’un coup j’aperçois ce magnifique animal solitaire qui porte un trophée très grand.
Je demande alors de descendre pour le recouper mais mon guide me répond : « Non patron aujourd'hui on chasse le buffle et les koba y en a plein et encore des plus grands ».
Bouba la « vedette » du camp redémarre la voiture et fait un signe de la main à notre vieux solitaire de koba.et moi stupéfait je laisse mon grand coba a la brousse
Une dizaine de minutes après Saïba aperçoit des traces fraiches de buffles qui ont traversés ce matin même la piste.
La voiture s’arrête et nous prenons carabines et sac a dos remplis d’eau pour commencer le pistage.
Je sens de l’émotion chez mes partenaires de chasse et aussi une certaine tension.
Je peux remarquer que leur instinct de chasseur domine et que plus rien ne compte que le résultat.
Ils feront un pistage des plus difficiles me montrant que les buffles ont manger ici et la et qu’ils tournent, qu’ ils se dirigent vers une marre. Mes acolytes revenant ainsi sur leur pas afin de prendre la bonne sortie et ceci plusieurs fois.
Au bout de 2 heures 30 de pistage, je commence à désespérer et dis a Saïba « c’est bon faut arrêter on n’arrivera pas a les remonter ».
Mon Saïba et Kuna dise non patron faut continuer ils ne sont plus loin.
Perplexe je continue donc de les suivre lorsque tout à coup Saïba me montre au loin un petit troupeau de buffle. « Les voila patron »
Son souffle devient saccader, il s’abaisse, il devient impatient et me regarde dans les yeux d un air de dire « Allez patron, à toi de finir cette action de chasse. »
Les buffles sont a 200 metres et il nous faut pour les approcher ramper. Cela durera plus de 30mn car à certain moment les buffles nous regardent et nous devons arrêter notre progression. Ce vieux broussard connait bien le buffle et ses habitudes. Il m expliquera plus tard que si on arrête de progresser à temps le buffle pense que nous sommes un rocher ou un arbrisseau
Arriver a 50 metres du troupeau Saïba choisit le gros mal dans ces jumelles et Kuna me montre quel buffle tirer. Il me pose la canne de pirsch et je sens ces mains trembler ; comme les miennes d ailleurs.
La 375hh rugit et le buffle accuse le coup. Il détale a toutes vitesse et s’écarte rapidement du troupeau. Kuna le pisteur l’aperçoit arrêter a 200 metres et me demande de tirer.
Le souffle court après une petite course, je retiens ma respiration et lâche une balle au défaut de l’épaule. Le buffle s’écroule et là, stupeur : je vois mes amis sauter de joie aussi heureux que s’il l’avait tiré eux même.
On s’embrasse comme de vieux amis et je sens que tout cela est sincère. L’arrivée de Bouba sera elle aussi tout aussi sincère a la vue du buffle mort et surtout de son trophée exceptionnel.
Le retour au camp est triomphal. Non seulement pour la qualité du trophée et aussi par la rapidité a laquelle nous avons récolté des la première sortie ce magnifique animal.
Le soir un briefing du staff et des équipes de chasse était organisé par Yves afin de vous donner le maximum de chance de rencontrer le lendemain l’animal que vous recherchez.
Durant nos diverses sorties j’ai pu voir de nombreuses fois des troupeaux de 50 à 60 animaux et aussi un énorme troupeau de plus de 200 buffles.
Pour les koba et cob de Buffon, il en sera de même ainsi que pour les cobs defassa et bubale major. Et aussi de nombreux éléphant, souvent beaux porteurs, mais dont, malheureusement, la chasse est interdite pour l’instant. Cela malgré les énorme dégâts qu’ils occasionnent vu leur nombre.
Devant cette quantité impressionnante d’animaux, je pose la question fatidique a mon guide afin de savoir pourquoi autant d’animaux sont sur la zone.
Et la à ma grande surprise celui ci me dit : « Patron, nous sommes frontalier avec la grande réserve d’Arly et comme il n ont pas le droit de bruler les pailles, les animaux viennent sur notre zone pour manger. » Et là, d un coup je comprends mieux pourquoi Yves étais si confiant quand a la réussite de mon safari.
Au milieu du séjour, je tuerai un magnifique cob de Buffon de 44 cm très bien formé et pour le koba malgré 4 tentatives d’approches réussies, Saint Hubert n’a pas voulu me laisser conclure. Ainsi va la chasse. !!!!
La fin du séjour approche et déjà, je sens un pincement au cœur de devoir quitter Yves qui est devenu mon ami ainsi que le personnel du camp (serveur cuistot et barman) au demeurant si sympathique et attentif aux moindres de mes désirs. Tout cela dans la bonne humeur et la convivialité parce que Yves dirige son personnel d’une main de fer dans un gant de velours.
La dernière soirée au campement fut une agréable surprise qui m était alors encore inconnue malgré de nombreux voyage en Afrique : la remise des trophées par l’équipe de chasse et tout le personnel réunis vous applaudissant
Là encore tout est fait impeccablement les trophées exposés sur une table garnis d une belle nappe blanche et donné au chasseur avec un petit commentaire du guide ou du pisteur retraçant la chasse. Ensuite un superbe diner d une qualité bien souvent supérieur à certain restaurant de notre métropole est servi. Le chef cuisinier vient vous commenter ses plats et mon ami Sanounou veille à ce que votre verre ne reste jamais vide.
Alors cher ami chasseur si vous devez comme moi vous rendre en Afrique de l’Ouest pour un animal spécifique, le campement d’Arly sera le bon, tant au niveau de l’accueil, de la restauration, que de l’hébergement. Sans oublier l’instinct de chasseur de vos guides de chasse qui sont triés sur le volet par un chef guides afin que vous réussissiez votre chasse.
A l année prochaine Yves !!!!!!!!!!!