Newsletter

Inscrivez-vous et cocher les options sur lesquelles vous souhaitez être informé

Game Faire Chambord 2011

Presentation sur le stand de Safari Evasion
des 2 records mondiaux pour le buffle de savane et le Guib harnache ainsi que le quatrième mondial de cobe de roseau

> lire la suite
Recolte de 2 Lions à crinière en 2011

2 heureux chasseurs ont récoltés 2 lions magnifiques sur le territoire

> lire la suite

Témoignage de Jean BURDEYRON


SAINT-VALENTIN à ARLY :




Moussa l’a dit. Il l’a dit… juste à l’aube, au moment où il y a encore quelques étoiles dans le ciel qui blanchit. Moussa a dit « Belle journée ! tu vois Patron, ça va être une belle journée ». Il le dit assis, à son volant du vieux Land, en nous attendant. Il le dit de façon souveraine et convaincue. Profonde. Bien sûr, Moussa ne parle pas de la météo. En février à Arly, aux confins du Burkina, du Niger et du Bénin toutes les journées sont belles. Celle-ci allait être très belle parce que la chasse allait être belle. Les grands animaux allaient être là. Les approches seraient belles… Moussa l’a dit, la journée allait être belle. D’ailleurs, elle l’était déjà.
Je pense à cette fin de nuit et à la promesse de l’Aube. Je pense à tout cela en rentrant au camp. Moussa joue du volant entre les embûches de la piste, il est attentif mais il se marre. D’ailleurs, il se marre souvent, peut-être tout le temps dans sa tête. On rentre au camp. Il n’est pas très tard, même plus tôt qu’habituellement. Pas tard mais le soleil fait déjà sa loi. Moussa conduit et il se marre. Moi j’ai chaud et soif, mais je trouve cette journée belle, très belle.

Derrière, dans la vieille caisse toute rouillée du 4X 4, repose un grand buffle, un vieux solitaire. Son trophée superbe tape au gré du chemin sur les montants rouillés du Land. Ses grands yeux sont fermés.
L’approche avait été simple, rapide et efficace. Le grand buffle allait rentrer dans la réserve. Une seule balle de 375 HH avait suffi pour prendre sa vie de vieux solitaire. Le plus difficile avait été de le hisser dans la caisse du Land. On n’était que 4 et Moussa avait oublié (il faut au moins un oubli dans une journée africaine bien remplie !) le palan. Il avait fallu être ingénieux, trouver le terrain propice, traîner sa carcasse jusque là… Cela avait demandé plus de temps que pour remonter sa voie et le servir.

Je pensais à tout cela. Oui ! la journée était belle. Smaïl, mon guide, assis sur la carcasse du buffle, me touche l’épaule et me montre un petit nuage de poussière, loin devant sur la piste. Oui c’est un 4X4 mais lequel ? Les paris sont ouverts. Lumpo est sûr que c’est celui d’Oumar. On se rapproche car Moussa a augmenté la cadence. Pour ma part, je me demande s’il n’y a pas un animal dans la caisse du Land. A l’arrière !
Etrangement, à certains moments, je suis convaincu en regardant le 4X4 dont on se rapproche, qu’il y a effectivement une grande antilope dans la caisse, et, à l’instant suivant, je pense exactement le contraire. Lumpo confirme. Le véhicule est celui d’Oumarou… et donc de mon fils. Et là, répondre à la question de la présence ou non d’un gibier dans le véhicule devient obligatoire. Les jumelles ne sont d’aucun secours et Moussa ne veut pas s’arrêter. Alors, les discussions vont bon train, les paris se font mais de toutes façons, on ne rattrapera pas nos amis avant le camp.

Dans notre vieux Land, tout le monde sait. Tout le monde, Smaïl, Lumpo et Moussa, moi bien sûr, nous savons que depuis trois jours, Patrick et son guide Oumarou cherchent une grande antilope qu’ils ont croisée à plusieurs reprises et qui est blessée. C’est d’ailleurs pour cela, qu’ils peuvent la chasser, car ils ne peuvent que chasser en moyenne chasse ou alors chasser des bêtes blessées. 3 jours.
Tout avait commencé le samedi précédent. Je rentrais au camp. Nous n’avions pas eu d’occasion véritable. D’ailleurs, cela faisait six jours que nous chassions sans résultat. Approches infructueuses, trophée insuffisant et là, ce samedi – en rentrant une troupe de Fassa – avec plusieurs grands mâles. Facile. Approche réduite. Je n’avais pas envie mais mes amis black, voulaient rentrer au camp avec un bel animal – le trophée, la nourriture pour plusieurs jours, tout les poussait à me demander d’approcher, de tirer. Un jeu contraint, pas vraiment décidé, j’ai fini par lâcher une balle sur un grand mâle. Blessé, on l’a cherché. Beaucoup de sang. Des heures de recherche au sang. On était revenu l’après-midi. Encore quelques heures pistage. Et puis de moins en moins de sang. Smaïl qui me dit, c’est une mauvaise balle. Pour moi, difficile à admettre. La suite allait prouver qu’il (qu’ils) avai(ent) raison.

Car le lendemain, Patrick et Oumarou, à la recherche d’un phaco, était tombé au bord d’un marigot sur cette grande antilope, seule, au comportement inhabituel. Bien sûr, entre pisteurs, le soir, à la veillée, ils s’étaient fait leurs confidences. Ils avaient parlé de la journée. Ils savaient que j’avais blessé un grand Fassa, qu’on l’avait cherché longtemps sans le trouver. Ils savaient… et donc ils avaient décidé de le chercher. Ils l’avaient donc trouvé – car c’était lui – Ca ne pouvait être que lui. Ils l’avaient trouvé mais ils ne savaient pas s’il était véritablement blessé, s’ils pouvaient donc le tirer. L’approche avait été infructueuse. Perdu, disparu dans les grandes pailles, comme un fantôme « volatilisé » occasion perdue. Espoirs envolés. Mais sûrement de la suite dans les idées.

Car à partir de ce jour, ils ont consacré leur énergie, leur temps, leur savoir à retrouver cet animal. Plusieurs fois, ils ont pensé que c’était lui – une ou deux fois c’était lui – mais il manquait toujours un petit rien. Il se dérobait. Il n’était plus là – l’espoir s’amenuisait d’autant qu’ils avaient réussi à identifier la blessure du Cob – c’était une balle de gueule. La pire de toutes. Celle que l’on ne veut jamais délivrer. Et bien mon Cob avait été blessé à la mâchoire contrairement à ce que je pensais, comme me l’avait dit mon guide Smaïl au bout de quelques heures de pistage.
La grande antilope essayait de survivre. Mais elle ne pourrait pas. Ne pouvait plus s’alimenter et pire encore elle ne pouvait plus boire.

Est-ce que ces multiples rencontres étaient fortuites, le fruit de la science de l’homme ou la volonté de l’animal d’en finir ?

Le troisième jour, dès l’aube, ils avaient été au marigot – le premier celui proche du camp. Il était même anormal
qu’il soit là – trop proche des hommes – mais ils n’avaient vu que son ombre. Oumar avait beau eu se dépêcher, l’ombre s’était dissipée… Il n’avait pas retrouvé le pied. Marquait-il encore le sol ? Etait-il encore vivant ? Est-ce que c’était son fantôme qui disparaît dans les pailles ?
Tout le jour, plus rien. Peut-être le soir – au moment de la passe – Et oui, ils l’avaient revu – virtuel, fantomatique. Oumar avait remonté la piste, ils croyaient l’avoir distingué. S’étaient retrouvés en position de tir. Et Patrick avait même tiré sur la grande antilope ou peut-être son mirage, sa silhouette, son fantôme. Rien à part le bruit de la détonation qui avait claqué dans la nuit qui tombait.
Au camp, ce soir là, ils nous avaient encore raconté leurs espoirs déçus. La volonté de tout mettre en œuvre pour le retrouver. La certitude d’y parvenir. La confiance d’Oumar qui savait que l’aventure serait grande. La complicité des blacks qui savaient et qui voulaient.
Et puis, une quatrième aube, l’aube d’une belle journée, comme avait dit Moussa. En reprenant la piste de la veille, il avait cru pouvoir le rattraper. Car l’animal était insaisissable, il allait moins vite. Et puis, il cherchait l’eau, bien sûr ! Et en revenant au marigot, après une quête matinale…, Patrick a vu encore cette ombre. Cette ombre qui disparaissait à nouveau mais qu’ils rattrapent. Le trophée se discerne entre les arbousiers. Toute la troupe avance silencieusement, la peur une fois encore de le voir s’évanouir. Mais ils se rapprochent et tout à coup, il est là.
En plein travers à quarante mètre.
Fier et beau.
Immense antilope qui assume sa souffrance et qui reste d’une beauté étrange. La balle de 9,3 mettra un terme définitif à cette histoire d’Afrique, belle mais cruelle. Le grand Cob de Fassa s’effondre, transpercé par la balle de Patrick.

Et voilà pourquoi, il est possible, mais maintenant certain, que le 4X4 de Patrick et d’Oumar soit, comme le nôtre, porteur d’un de ces grands animaux africains.
En franchissant la porte du camp, on découvre le 4X4 arrêté. Et là, c’est sûr, il y a un grand animal à l’arrière du véhicule. Et cette grande antilope, c’est un Cob De Fassa. C’est le Cob de Fassa celui après lequel ils courent Oumar et Patrick, Patrick et Oumar depuis trois longues journées. Smaïl me regarde, me tape dans la main avec un grand clin d’œil – Oumar fait voir toutes ses dents, le moment est magnifique.
Je regarde le mufle du grand buffle qui dort derrière moi. Smaïl toujours assis sur le portail. Moussa a les yeux tout plissés mais en même temps un grand rire sort de sa gorge. Lumpo fait des grands gestes et explique tout et le contraire de tout.
Ca va être la fête.

Les deux 4X4 roulent doucement vers l’intérieur du village. Les gamins sont là. On voit même Karim qui a quitté exceptionnellement son bar pour voir. On arrive.
Et là, nous attend le troisième chasseur, notre ami Pascal, qui entouré de son guide et de son pisteur nous explique qu’après une approche superbe, il e eu le bonheur de tuer un très beau Phacochère. Il est là allongé sur la table de la boucherie « fine ». Effectivement magnifique.
Tout le monde s’affaire. Les bras ne manquent pas. Le Cob de Fassa est descendu du Land, il est couché sur le flanc du Phaco – puis vient le tour du grand buffle. Enfin ils sont là, côte à côte, le mâle Phacochère avec ses défenses superbes, le Cob de Fassa au trophée quasiment fermé, et le solitaire. Le vieux qui vient de terminer sa vie de grand broussard. Tout le monde est autour. Tout le monde est heureux. Les enfants rient. On va cherche de la bière, du Fanta pour tout le monde.
On prend des photos. Plus personne ne fait attention au soleil qui tape, les mouches commencent à envahir la scène, le moment est magnifique.

C’est un mardi 14 février, le jour de la Saint-Valentin, souvenir inoubliable. Seul Moussa savait, quand la nuit s’en allait, que la journée allait être belle, très belle.








Offrez-vous un voyage chasse Safari Evasion : Séjour de chasse au petit gibier au Mali et chasse au grand gibier au Burkina Faso.
Osez la chasse aux buffles, antilopes, lions, lors de votre voyage en Afrique !
Sur place, nous disposons de campements tout confort et d’une équipe de guides de chasse compétente et sympathique qui vous accompagnera tout au long de votre voyage chasse.

Découvrez notre partenaire www.armurerie1000etangs.com

MEYCOM Voyages SARL RC OUAGADOUGOU BF OUA 1998 B1261 SARL MEYCOM VOYAGES. Certificat d'immatriculation fiscale n° 00009312 B du 26/12/2006.